Pour des fouilles blindées plus sûres

Contexte

  • Travaux: Fouilles blindées pour la construction du RER à Rixensart
  • Entreprise: Smet-FC
  • Personne de contact: Fabrizzio Naitana, conducteur des fouilles blindées
  • Conseillers concernés: Guillaume Gioia, Silvère Vandierendonck
  • Info Plateforme de concertation Travaux de rempiètement

Travaux

Les travaux du RER (Réseau Express Régional) en cours sur la commune de Rixensart consistent à faire passer la ligne 161 de 2 à 4 voies afin de pouvoir augmenter la capacité ferroviaire. Pour ce faire, la technique des fouilles blindées est mise en œuvre sur plusieurs tronçons de la ligne. Cette méthode de construction permet de réduire l’emprise du chantier au strict minimum mais nécessite une organisation soignée et une attention permanente. La société en charge des travaux a mis au point une procédure peu contraignante et du matériel efficace afin de garantir la sécurité de son personnel au cours des différentes phases de la réalisation ; un exemple de bonne pratique qui mérite notre attention.

Les fouilles blindées sont des tranchées relativement étroites (< 1m), creusées manuellement, et dont la profondeur, sur ce chantier dépasse les 15 mètres. Le terme fouilles « blindées » est utilisé parce qu’elles sont blindées au fur et à mesure de leur excavation à l’aide d’éléments préfabriqués en béton étançonnés (voir D). De par la configuration exiguë de ce type d’ouvrage, les hommes sont contraints de travailler directement dans la tranchée ; l’évacuation de la terre excavée se fait au moyen d’une benne basculante reliée au crochet d’un treuil motorisé.

Problématique et solutions

 Vu le risque de chute inhérent à ce type d’activité, une cage de garde-corps « faite maison » est utilisée ; elle forme un ensemble rigide qui protège tous les côtés de la fouille. Ce système s’appuyant sur les premières dalles de blindage est présenté sur le schéma ci-dessous (voir C) ; l’écartement entre les garde-corps est réglable au moyen d’une goupille de manière à s’ajuster parfaitement à la largeur de la fouille. Cet équipement a été mis au point en collaboration avec le bureau d’étude en charge du projet ainsi qu’avec le coordinateur de sécurité et a reçu l’approbation d’un organisme agréé. Ses fonctions sont multiples : tout d’abord, cet équipement joue le rôle d’un garde-corps de classe A comme protection collective du personnel en surface (les premiers éléments préfabriqués sont posés de sorte à ressortir du sol et faire office de plinthe – voir D). Muni d’un œillet dans sa partie basse (voir E), ce système a également été étudié pour pouvoir y fixer un stop-chute à enrouleur automatique. Celui-ci sera utilisé en phase ferraillage afin de garantir la sécurité des hommes qui travaillent dans la fouille à une certaine hauteur et leur éviter une chute potentiellement mortelle.

A: stop-chute à enrouleur automatique fixé au portique

B: treuil motorisé fixé au portique

C: système de garde-corps

D: élément de blindage/plinthe

E: stop-chute à enrouleur automatique fixésur un œillet du garde-corps

Lors de la phase d’excavation, un portique est monté en surplomb de l’ouverture comme indiqué sur le schéma ci-contre. Le treuil mentionné ci-avant y est fixé pour la remontée des bennes de terre (voir B). Un télésiège sécurisé (c.-à-d. équipé d’une chaîne de sécurité et relié à un stop-chute) s’y suspend facilement afin de permettre la descente des hommes en fond de fouille et leur remontée. Lorsque les garde-corps ne peuvent être mis en œuvre pour des raisons pratiques (exclusivement pour la manutention et le déchargement des bennes), le personnel évoluant en surface peut alors se mettre à l’abri des risques de chutes en se reliant à son tour au stop-chute au moyen d’un harnais.

Soulignons enfin l’intérêt majeur de la cage de garde-corps mise au point : lorsque la phase  d’excavation est terminée, le portique peut être enlevé sans compromettre la sécurité des travailleurs dans la fouille. En effet, la cage de garde-corps offre alors un système de protection complet tant pour les hommes en surface (via les lisses), que pour ceux procédant au ferraillage dans la tranchée (via l’œillet d’ancrage intégré qui permet d’y fixer le stop-chute nécessaire).

Point d’ancrage dans le système de garde-corps

Le garde-corps est interrompu pour la remontée des seaux de terre. L’ouvrier chargé de leur manutention est équipé d’un harnais et relié au portique au moyen d’un stop-chute.



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